Comment la labradorite se forme-t-elle dans la croûte terrestre ?

Hoe ontstaat labradoriet in de aardkorst?
Geschreven door: Sharon van het Hof

Le jeu de couleurs de la labradorite n’est ni dû au hasard ni à un traitement. Il résulte d’un processus qui a duré des millions d’années et qui s’est déroulé profondément sous terre.

Comprendre ce processus permet de saisir immédiatement pourquoi une pierre s’illumine vivement tandis qu’une autre reste à peine colorée. Voici tout le parcours, du magma à la perle.

Boucles d’oreilles en pierres précieuses Small Oval Labradorite

Boucles d’oreilles en pierres précieuses Small Oval Labradorite

Tout commence avec un magma qui refroidit lentement

La labradorite se forme dans une roche magmatique, généralement un type appelé anorthosite. Cette roche est composée principalement de feldspath et s’est formée dans d’immenses chambres magmatiques, profondément enfouies dans la croûte terrestre.

La vitesse est déterminante. Le magma a refroidi extrêmement lentement, parfois sur des centaines de milliers d’années. Un refroidissement rapide produit de petits cristaux désordonnés, tandis qu’un refroidissement lent laisse aux minéraux tout le temps de se développer harmonieusement.

Les principaux gisements de labradorite datent du Protérozoïque et ont environ un milliard d’années. Le Canada, la Finlande et Madagascar abritent les gisements les plus connus.

Pourquoi des couches se forment-elles dans la pierre ?

C’est ici que se joue le véritable phénomène. La labradorite appartient à la série des plagioclases, dans laquelle le calcium et le sodium occupent ensemble la structure cristalline. À haute température, ces deux éléments se mélangent sans difficulté.

Lorsque la température baisse, cela cesse. Les zones riches en calcium et celles riches en sodium se séparent pour former leurs propres zones, comme de l’huile qui se sépare de l’eau. Les géologues parlent de démixion.

Il en résulte un empilement de couches extrêmement fines et parallèles au sein d’un même cristal. Ces couches mesurent souvent quelques centaines de nanomètres, soit moins que la longueur d’onde de la lumière visible.

Et c’est là que la couleur apparaît

La lumière qui atteint ces couches se réfléchit en partie sur chaque interface. Les ondes réfléchies se renforcent ou s’annulent selon leur longueur d’onde et l’angle d’observation.

C’est exactement le même mécanisme qui donne sa couleur à une irisation à la surface de l’eau ou à une bulle de savon. La couleur ne provient donc pas d’un pigment, mais de la structure. C’est pourquoi elle change dès que vous bougez.

Bracelet Saturn Large Labradorite

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Pourquoi l’épaisseur des couches détermine-t-elle la couleur ?

Des couches plus épaisses renvoient des longueurs d’onde plus grandes et produisent donc des couleurs plus chaudes, allant vers l’orange et le rouge. Des couches plus fines donnent plutôt du bleu et du violet.

Comme l’épaisseur varie au sein d’un même bloc, une pierre peut parfois présenter plusieurs couleurs à la fois. Le bleu est le plus fréquent, tout simplement parce que cette épaisseur de couche est la plus courante. L’orange et le rouge sont plus rares et donc davantage recherchés.

Vous le voyez dans la collection, perle après perle. Aucune pierre ne présente exactement le même motif. Découvrez la collection de labradorite et observez les différences entre les perles.

Du bloc brut à la perle

Les blocs extraits de la carrière sont d’abord sciés. La direction de la coupe est déterminante, car les couches doivent être à peu près parallèles à la surface.

Si le lapidaire les coupe en biais, la lumière arrive sous un angle défavorable et la pierre révèle à peine sa couleur. Le même bloc peut pourtant donner une pierre très éclatante avec une autre coupe. Vous trouverez plus d’informations dans l’article pourquoi la labradorite révèle parfois moins de couleur.

Viennent ensuite le façonnage et le polissage. Pour les perles, cela consiste à les percer et à les arrondir, avant de les intégrer au bracelet à la taille souhaitée. Les bracelets Saturn utilisent des perles de 4 et 6 millimètres montées sur une base en argent sterling 925.

Pourquoi la labradorite est-elle naturellement grise ?

La couleur de base grise provient de fines inclusions de fer et de minéraux contenant du titane entre les cristaux de feldspath. Plus elles sont nombreuses, plus la pierre est foncée.

Ce fond sombre met l’effet en valeur. Les éclats de couleur ressortent beaucoup plus fortement sur un fond gris que sur un fond clair. Sur une pierre pâle, le jeu de couleurs se fond au contraire dans la teinte de base.

Boucles d’oreilles en pierres précieuses Afterglow Labradorite

Boucles d’oreilles en pierres précieuses Afterglow Labradorite

Foire aux questions

J’aimerais répondre à quelques questions fréquemment posées :

Quel âge a la labradorite ?

Les principaux gisements datent du Protérozoïque et ont environ un milliard d’années. La roche dans laquelle se trouve la pierre fait partie des matériaux les plus anciens de la Terre.

La labradorite est-elle traitée ou chauffée ?

La labradorite naturelle ne nécessite aucun traitement, car son effet provient de sa structure. Il existe toutefois dans le commerce des matériaux revêtus auxquels on donne un effet arc-en-ciel artificiel.

Pourquoi la pierre s’appelle-t-elle labradorite ?

Son nom fait référence à la péninsule du Labrador, au Canada, où la pierre a été décrite pour la première fois à la fin du XVIIIe siècle.

La labradorite est-elle identique à l’anorthosite ?

Non. L’anorthosite est la roche, tandis que la labradorite est le minéral qu’elle contient. Un bloc d’anorthosite contient souvent beaucoup de labradorite, mais aussi d’autres minéraux.

La labradorite se forme-t-elle aussi sur d’autres planètes ?

L’anorthosite constitue une grande partie des hauts plateaux clairs de la Lune. Le feldspath qui s’y trouve ressemble fortement à celui des gisements terrestres.

Vous souhaitez en savoir plus ou vous avez encore des questions ? Les experts de Sparkling Jewels se feront un plaisir de vous aider.